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Grey Fields

Grey Fields

La région des Grey Fields, dont le territoire s’étend au nord de l’Angleterre, en contact avec la frontière écossaise, est la plus industrialisée du Grand Royaume, ainsi que la moins hospitalière. La côte occidentale du Land est longée de gigantesques bâtisses fumantes, les raffineries d’Appledore Industries, dans les alentours desquelles se répand une sècheresse empoisonnée de pollution. D’aucuns pensent que la Couronne a sciemment sacrifié l’habitabilité de cette zone à des fins stratégiques ; il s’agissait là de faire des Grey Fields une vaste Usine à sa disposition. En conséquence des perturbations environnementales provoquées par son intense activité industrielle, une grande partie des terres désolées du Land consiste en de vastes étendues de désert gris et poussiéreux, çà et là hérissés de vestiges de forêts ou de broussailles. Fuyant l’air saturé de substances nocives, des milliers de personnes ont abandonné depuis longtemps leurs villages et leurs cités, dont les ruines s’élèvent encore éparses, rongées par la chaleur et l’érosion, de sorte à migrer vers l’est du Land : à mesure que l’on s’éloigne de la côte ouest, les villes habitées des Grey Fields se font plus nombreuses ; la plupart demeure encore vivable et certaines sont même relativement prospères. Le Lord Commander local, Chiro d’Appledore, a établi son siège à Leeds, une cité située à mi-chemin entre Blackpool et Scarborough.

Liverpool

On donne habituellement à Liverpool le surnom de « Grande Mine » ou d’« Usine de la Couronne », en raison de son statut particulier parmi les cités du Grand Royaume et de son rôle dans le développement de la Prouesse. Liverpool a cessé d’exister en tant que véritable ville ; elle n’est aujourd’hui guère qu’une vaste machine toujours en activité. La Couronne a fait de Liverpool la principale zone industrielle de la côte occidentale des Grey Fields, et probablement du pays. La plupart des usines et des fonderies de la cité, qui en occupent le cœur et la périphérie, est spécialisée dans la confection et l’assemblage d’armes de tout types, lesquelles sont par la suite acheminées par navires vers les ports militarisés du Grand Royaume afin d’en ravitailler les différentes garnisons de Soldats. Les armes produites à Liverpool sont connues dans tout le Royaume pour leur puissance et leur potentiel destructeur ; pour cause, l’alliage de Veredium avec d’autres métaux, redoutables ingrédients des célèbres Mains du Diable, est une marque de fabrique des fonderies locales. Ces prouesses artisanales sont accomplies quotidiennement par les Liverpuldiens eux-mêmes, précieux « engrenages » de cette machinerie complexe. Obéissants et conditionnés à une existence où le repos a fort peu de place, ils suivent sans protestation les directives de leur administrateur Titus Arrow, ancien Officier de la Royal Army, et sont assistés dans leur labeur par les Cartomanciens du Quartier des Vents. Ces derniers ont pour charge officielle d’utiliser leurs pouvoirs sur les éléments afin de repousser vers l’est les fumées nocives que crachent les raffineries de Veredium élevées en périphérie du centre-ville.

York

York est connue pour être la cité la plus riche et la plus fastueuse des Grey Fields. Située à l’est du Land, relativement loin des usines côtières et des terres arides, elle ne souffre pas d’une grande pollution atmosphérique et de ce fait les conditions climatiques de ses alentours demeurent vivables. Tout semble même y respirer un confort presque orgueilleux, comme si toute l’opulence de la noblesse anglaise avait été concentrée et entretenue entre les murs de la « cité des caprices », îlot paradisiaque perdu dans un océan de ruines. Toutes les habitations et tous les édifices, rivalisent de splendeur et de majesté ; néanmoins seules y vivent de riches familles aristocrates, en vertu des accords du Pacte des Diadèmes en 1842. Il règne à York une rare sensation de détente et de paix : rien n’importe davantage pour ses résidents que les valeurs de l’esthétique et du raffinement, et ceux-ci occupent leur temps d’activités oisives et de plaisirs. Toutefois, malgré l’aspect onirique de la cité, la vie à York est particulièrement onéreuse ; pour cette raison les points d’intérêt que l’on y trouve et les différents services demeurent souvent inaccessibles aux étrangers. Les prix de la restauration et des soins médicaux comptent par exemple parmi les plus élevés du Royaume, quoique leur réputation ne soit pas usurpée : la clinique du Docteur June est célèbre dans tout le pays pour la qualité de ses soins, et la gastronomie des Jumelles du Palais attire des centaines de visiteurs chaque année. Du reste, la Galerie Marie Stuart, où sont exposés d’abondants produits de luxe, fait également de York une vitrine de la haute-couture et de la joaillerie.

Gibet des Grey Fields

Le Gibet des Grey Fields, notoirement considéré comme la zone la plus inhospitalière et la plus dangereuse du Land, doit son nom à sa forme évocatrice d’un « L » renversé. Cette appellation officieuse désigne la région qui englobe les terres arides, c’est-à-dire les étendues poussiéreuses qui courent la côte occidentale du Land, et le long de la Frontière, vaste zone aujourd’hui presque inhabitée qui sépare les Grey Fields de l’Écosse. Les cartographes n’attribuent généralement pas au Gibet de délimitations précises. Les seules caractéristiques permettant d’identifier cette zone sont les redoutables créatures mutantes qui la peuplent, et qui n’existent en aucun autre lieu du Royaume, notamment les Harpies ou les Dragons des Terres, mais surtout les Furies et la Dame de Manchester. En conséquence des mutations extrêmes de la faune locale et des nombreux dangers des environs, la civilisation humaine a presque entièrement déserté ces terres maudites. Il demeure de ce fait peu de grandes cités qui soient encore habitées dans la région du Gibet ; Liverpool et Manchester constituent cependant des exceptions notables. Au nord des terres arides se trouvent également les vestiges du Lake District, ancien parc naturel aujourd’hui dépouillé de ses eaux scintillantes et de sa verdure par l’activité humaine, et à jamais hanté par les événements sanglants qui y ont pris lieu lors du Massacre des Lacs en 1843. Du reste, les seules manifestations de la nature que l’on rencontre dans les plaines stériles du Gibet sont les quelques forêts qui les parsèment, notamment le long de la Frontière, région moins avare en espaces naturels 10 les terres arides ; c’est là-bas que s’élèvent notamment les forêts de Redkill et d’Hamsterley.